Nos jolis mondes

11 janvier 2010

DI-LE-TTAN-TE rime avec Detente

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En 2009, entre deux ronflottements, entre deux siestes du weekend, entre deux clefs des champs, et entre deux pannes Internet, aussi, il faut bien l'avouer, ce blog s'est mis au rythme Miamien et est devenu un blog de dilettante, le nez en l'air et la tete dans les nuages.

En esperant, qu'au cours de cette nouvelle annee 2010, "Nos Jolis Mondes" ne perdra pas ses fideles lecteurs, pour cause de nonchalance tropicale, je vous souhaite a tous un tres tres heureuse annee 2010.

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18 novembre 2009

Wood Stork

Apparemment, on n'en avait pas vu dans notre petite ville, depuis 30 ans au moins: une cigogne egaree est venue nous rendre visite au bureau, aujourd'hui.

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Il faut preciser, que les Everglades sont en plein boom migratoire, en cette mi-novembre.

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13 novembre 2009

Le pouvoir de la pensee positive

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Ou comment on considere ici (a raison) que le monde appartient aux optimistes. A tel point, qu'un europeen mettant les pieds ici, commence generalement pas nous dire "Mais quelle crise? Y a une crise economique, par ici?".

Petite illustration qui je dois le dire, m'a laissee comme un rond de flan!

Arrivee un peu en avance a la Preschool de mon Loulou de presque 4 ans maintenant (pour resituer), j'assiste a la fin d'un exercice sur les ronds, carres et autres joyeusetes.

Quand soudain, me prenant au depourvu, la maitresse, qui je dois le signaler a sa decharge est un plaisir de peche et de bonne humeur (il en faut avec ces petits zouaves), commence a scander : "I love myself" et les enfants de repeter "I love myself", "Miss Rosa loves me", "My parents love me", l'echo de ces paroles, selon ses dires materlees chaque jour, resonant a l'envi....

Vous imaginerez, sans difficultes, ma stupeur, n'etant pas une grande adepte des sciences paralleles et de leurs multiples applications et luttant farouchement contre toute forme d'embrigadement. L'happy Face Education, je n'en avais jamais entendu parler, moi.

Le plus drole dans cette histoire, c'est que mon Loulou, qui n'avait pas participe a la liesse collective et etait reste muet comme une carpe, m'a affirme le plus serieusement du monde apres la seance que, non, il ne repeterait pas. Et pourtant, promis, c'est pas moi qui le lui ait souffle. Jure crache.

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11 novembre 2009

A mediter...

Circuler en voiture à Miami, c'est un peu comme s'engager dans un gigantesque jeu vidéo, se préparer à slalomer, à éviter les obstacles (matériels et humains), parfois aller chatouiller un peu la carlingue du voisin (ma jolie petite Titine n'est plus très "impeccable", sniff), réapprendre, chaque jour qui passe, la loi de la jungle et toutes ses subtilités, fulminer, râler, ronchonner et parfois (souvent ;-) vue la fréquence des incivilités locales) avoir envie de jouer frénétiquement du klaxon et de hurler dans sa voiture, si possible en levant et agitant les bras (n'est pas d'ascendance italienne qui veut). Quand ça n'est pas autre chose.

Bref la routine en France, quoi...

Enfin, jusqu'à ce qu'une copine me dise l'autre jour, qu'elle détestait quand son mari se mettait à Klaxonner de manière revancharde au volant, toute à son angoisse que l'autre conducteur ne sorte de sa boite à gants ... un flingue.

Autres lieux, autres moeurs... Croyez moi ou pas, je médite encore sur le sujet.

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07 novembre 2009

Somewhere, over the rainbow

Allez, je saisis la perche tendue par Homeo, pour sortir de mon silence.

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Ces deux beaux arc-en-ciels me rappelent notre maison francaise et le fait que dans l'attente de Noel, toutes mes pensees sont concentrees sur le retour au pays.

Si on ajoute a ces idees bleues, le travail (tres prenant), la vie (qui a trouve son rythme de croisiere, comme les americains nous ne ratons d'ailleurs pas, desormais, une occasion de "celebrer'), les escapades ailleurs aux Etats-Unis, vous avez l'explication de ces quelques semaines d'absence sur le web.

Si vous avez vous aussi quelques arcs-en-ciel en reserve, laissez vous tenter...

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27 septembre 2009

C'est grave, Docteur?

C'est apres 2 ans environ, que ca m'a pris. D'un coup.

Un jour, je me suis rendue compte, a ma plus grande stupefaction, que des mots anglais et des tournures americaines, plus efficaces, concises, etaient apparues, subitement, dans mes phrases en francais.

Plus grave encore, il m'arrivait, parfois, pour m'exprimer, de traduire de l'anglais en francais.

Et un adjectif place au mauvais endroit, et un mot francais qu'on oublie, une phrase accentuee au mauvais endroit, une intonation et un rythme etranger qui s'installent.

Et un "Cheri, tu peux me fixer ca, stp?", par ci, un "Il est pas tres healthy, non?", par la.

Pire encore, je commencais a parler francais avec un leger accent americain, comme notre petit loulou.

En effet, ce petit gars, arrive ici a l'age d'un an, ne sait pas prononcer un R dur. On dirait qu'il a du coton dans la bouche quand il parle francais. "Maman, ma voitu est tombee dans le tou!!!".

Mais, il l'a bien compris, lui, que ses parents pedalaient dans la semoule, entre ses deux langues, car parfois pour rire, lorsque nous lui demandons de nous traduire un mot francais en anglais, par exemple "fenetre", il nous repond en rigolant "feuuuuneteuuu", le filou.

Etrangement, ce qui est bien mignon chez lui, parait tres bizarre chez nous.

Et oui, je ne vous ai pas dit, mais j'ai vraiment commence a m'inquieter, quand je me suis apercue que le phenomene etait contagieux, Mr. Jolis Mondes etant frappe a son tour de la meme pathologie. Exit les steacks haches et les saucisses, dans son vocabulaire, place aux burgers et Hot-Dogs.... Terrifiant, non?

The worst, c'est quand j'ai realise que mon cas etait devenu desespere. Indeed, ce jour la, (I'm not joking, je vous jure, c'est vrai) en plein milieu d'une discussion, je me suis declaree aware d'une situation, inconsciente que j'etais!   

Et le diagnostic est tombe, brutal: Vandammite aigue.

Figurez-vous que ca fait un choc.

Enfin, bon il parait que le phenomene est extremement courant chez les expats, que ca va de paire avec une certaine "assimilation" ! Je ne vais pas dire que ca me rassure, mais bon ca console un peu.

Anyway, tout espoir n'est pas perdu, la preuve, tenez Schwarzenegger, il est bien devenu gouverneur de Californie, hein!

Allez sur ce je vous laisse en compagnie de Jean-Claude. Bye, guys.

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22 septembre 2009

Jeans a Papa ou pas?

Bon, le buzz date de juillet, au moment de l'ouverture de la saison de Base-Ball, mais mon People vient juste d'en parler, alors j'etais pas au courant!

Charge de lancer la baballe, Obama avait revetu ses atours les plus cools: jeans et baskets, pour etre precis un Levis 501. Seulement voila, la tenue fut loin de faire l'unanimite et il fut taxe de porteur de jeans a la Papa (Dad Jeans), ce qui apparemment ne lui a pas plu. Exit l'image du president ultra sexy, en toutes circonstances...

Au passage, je vous laisse admirer le joli p'tit cul...

Apres enquete approfondie sur le net de votre envoye special sur place, et potassage de dico, les jeans a papa a l'americaine:

- seraient "High-waisted" : taille haute. Le futal qui vous remonte sous les bras n'a pas plus la cote ici que chez nous...

- et ne seraient pas "tight". C'est-a-dire qu'ils ne serreraient pas la gambette. Pour etre clair, plus le pantalon serait large, plus il serait ringue.

Bon en meme temps, ce deuxieme critere me semble partiellement fiable, etant donne que c'est Obama qui l'a invoque pour se defendre: "Ne me demandez pas d'etre le president super canon dans ses jeans moulants, vous vous trompez de personne." Pas sure qu'il ait compris la lecon de mode que lui ont fait ses conseillers en image... Vous l'imaginez-vous en slim?? Moi le slim, passe 18 ans... 

Poids des mots, choc des photos: Version feminine des Dad Jeans, les Mom Jeans

Pour finir, evidemment, porter de tels jeans serait totalement et irremediablement "frumpy": ringard, beauf.

Quand je pense au nombre de touristes francais qui, roulant les mecaniques, repartent leurs valises pleines de "frumpy" jeans a $30.00 et se felicitent d'avoir fait l'affaire du siecle... On comprend mieux pourquoi Levis les brade!

Quand meme, si on me donne a choisir, je prefere le jean a la papa d'Obama au Wrangler de Bush. Mais faut dire que j'ai jamais trop ete branchee Cow-Boys!

Modele Georges, de chez Wrangler

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21 septembre 2009

100 ans, pour passer d'une terre vierge a l'agitation d'une grande cite

Miami, the Magic City, n'a ete officiellement fondee qu'en 1896, soit il y a a peine plus de 100 ans.

Je dis fondee "officiellement" car evidemment les indiens occupaient deja la region auparavant et depuis fort longtemps.

Incroyable, non? Pendant cette courte periode, la ville est passee de quelques rues et 300 habitants, a une agglomeration  enorme de plus de 2 millions de personnes, avec des grues partout (enfin, ca c'etait avant la crise). 

Downtown

Ce que nous avons, nous Europeens, toujours beaucoup de mal a concevoir, c'est qu' il y a un peu plus de 100 ans, dans ce pays immense, de nombreux territoires demeuraient a conquerir, et Miami etait l'un d'eux. C'etait l'epoque des pionniers.

La Floride, apres etre passee successivement entre les mains des espagnols (dont elle constituait un avant-poste, station d'arret des navires charges d'or, de retour d'Amerique du Sud), des britanniques, puis a nouveau des espagnols, etait devenue territoire americain en 1821, puis le 27eme etat americain en 1845.

A cette epoque, dans tous les etats du Sud, l'economie de plantation, et son corrolaire, l'esclavage, se developpaient largement (pour situer, "La case de l'Oncle Tom" a ete publie en 1852 et la guerre de Secession eclate en 1861, pour s'achever en 1865).

Au contraire, l'extreme sud de la Floride restait une "frontiere vierge".

Meme si, en 1825, Coconut Grove avait deja ete cree par des Bahamiens (le plus ancien batiment de l'agglomeration, le phare de Cape Florida date egalement de 1825), ca n'etait qu'une petite bourgade, le dangereux recif coralien situe au large, a l'origine de nombreux naufrages, ayant decourage les volontes d'installation.

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Pour se rendre a Biscayne Bay, a cette epoque, il fallait prendre le bateau jusqu'a Key West (5 jours depuis NY), puis de Key West, et avec une petite embarcation remonter vers la Baie, ce qui necessitait 2 jours de voyages, malgre la faible distance.

Apres avoir ete un repere de pirates, a l'epoque des galions espagnols, la region etait devenue un repere de chasseurs d'epaves et d'ailleurs, une reglementation tres precise definissant les conditions d'appropriation des epaves retrouvees et de leur chargement, avait vu le jour a l'epoque. Profitant de cette manne, Key West connaissait une forte expansion.

La ligne de chemin de fer qui longeait la cote Est de la Floride et qui avait permis les debuts du tourisme, s'arretait a Palm Beach, frontiere de la "civilisation".

La communaute installee a l'epoque a Coconut Grove, Bahamiens, indiens seminoles, pionniers americains, toutes races et origines cohabitait harmonieusement, en marge de la Floride esclavagiste du Nord. 

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Le Commodore, Ralf Midleton Munroe, est une des figures de cette epoque. Ingenieur, concepteur de bateaux, petit-fils d'un riche industriel du Nord-Est des Etats-Unis, il decouvre la region en 1877, avant de venir s'y installer quelques annees plus tard avec sa femme, malade, et sa fille, esperant que le climat apportera une amelioration a sa sante. Il y construit sa maison, le Tabernacle, utilisant notamment des restes d'epaves et devient le premier photographe de la region.

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Ses photos ont ete editees dans le magnifique livre "La frontiere oubliee", que je vous invite vivement a feuilleter. On y decouvre l'histoire passionnante de cette epoque, des photos des habitants de Coconut Grove, notamment de la famille Peacock qui a fonde le premier hotel de Coconut Grove en 1882, et d'une nature sauvage et difficile.

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La Miami River (incroyable...)

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Visiteurs et Locaux

"The mother of Miami", Julia Tuttle arrive, elle, dans la region en 1891. Des cette epoque, elle n'a de cesse de tenter de persuader Henry Flager, fondateur de la compagnie ferroviaire "the Florida East Coast Rail Road" de prolonger la ligne jusqu'a Miami, mais ces tentatives restent sans succes jusqu'en 1895.

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La legende veut qu'en 1895, alors qu'une grande gelee detruit la recolte d'oranges de la Floride du Sud, les arbres de Miami soient miraculeusement epargnes. Julia Tutle aurait alors, dit-on, adresse un colis a Flager contenant des fleurs d'oranger, ou des oranges, argument qui aurait contribue a le persuader de revenir sur sa decision. Un accord aurait ensuite ete trouve, Mr Flager acceptant de prolonger la ligne de chemin de fer jusqu'a Miami en echange de terrains de construction appartenant a cette dame.

Et c'est ainsi que le 15 avril 1896, arrive le 1er train (il permettra la construction par Henry Flager du colossal Royal Palm Hotel) et que le 28 juillet de la meme annee, un vote decide la creation de Miami, du nom indien signifiant "l'eau douce".

L'epopee peut alors commencer...

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09 septembre 2009

"En Floride, on en voit de toutes les couleurs" ou "Petit guide a l'attention du voyageur prevoyant".

En Janvier, la nature te lance des appels au reveil de ton ame de jardinier.

(La mienne ne tient pas longtemps eveillee...)

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Fevrier, viens contempler nos fleurs de bougainvillees.

(Mais ne te precipite pas, elles durent presque toute l'annee)

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Au retour du printemps, c'est l'explosion des couleurs : rose, orange, jaune*.

(Tant mieux, mes geraniums sont deja oublies)

*somptueux et ephemeres tabebuia caraiba, mes preferes

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En Avril, ne sors pas sans ton panier, les manguiers se parent de la tete aux pieds.

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Au joli mois de mai, les premiers flamboyants claironnent l'arrivee de l'ete.

(Pfff va falloir encore rester enfermes...)

June

D'ailleurs, Juin, juillet et Aout, c'est encore a l'ombre que l'on se trouve le mieux loti.

(ou sous un grand parapluie...) 

April

La rentree de Septembre convient bien aux orchidees.

(Et aux mamans qui vont enfin pouvoir un peu respirer...)

Sept

Octobre et Novembre sont oranges ou que vous soyiez.

(Qu'on se le dise, pas moyen d'y echapper, vous allez en manger)

Oct

Et en Decembre, notre Noel n'est pas blanc, mais bien vert! Et bleu, un peu.

(Mais ca n'attendez pas que je m'en plaigne...)

Feb

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08 septembre 2009

Un petit tour a Palm Beach

Visiter Palm Beach en ete, un dimanche, c'est un peu comme visiter une ville fantome.

Sous les royal palms, pas beaucoup d'agitation.

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Le promeneur se fait rare, mais distingue. J'allais dire, pas de la premiere jeunesse, non plus.

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Les habitants des lieux ont semble-t-il applique a la lettre le precepte "pour vivre heureux, vivons cache".

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Mais l'ete aurait-il bon dos? 

Car dans la ville la plus riche des Etats-Unis, enfin aux dernieres nouvelles, les panneaux a vendre fleurissent,

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...sans, toutefois, jamais verser dans la vulgarite.

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Malgre la discretion des tenants des lieux, difficile de s'empecher de penser tres fort: "Tiens, tiens, une autre victime de Maadof."

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